À la gare routière

sur le quai des soupirs
un bel homme pleure
et plante ses yeux rougis
à l’intérieur du bus
comme un alpiniste
planterait son piolet
dans le glacier qui tient sa vie
le chauffeur s’installe
les portes se ferment
le moteur du bus s’allume
et dans le névé du soir
retentit
le vrombissement terrible
de l’avalanche du départ

Laisser un commentaire