Ils

Ont rigolé
dans le couloir
imitant
les baleines
sont entrés
comme des chats
s’invitant
dans ma chambre
tout ça pour avoir
un tout petit peu
de tabac
trois filtres et voir des papillons
sont enfant-lions
sans maman-lionnes
et sans réponse
poussent les griffes
fument
parlent
chassent en guépard
un ballon trop lent
si tard
rentrent
deviennent chauve-souris
sans radar
et sans sommeil
tournent tournent
dans le lit
chiens aboyant dans leurs têtes
voient le lendemain
et ses faces
de grenouille
décapsulent leurs yeux
sentent espoir encore
au fond au fond
du tas de plaies
derrière le cœur
pleurent parfois
râlent aussi
le moral ressemble
à la crête des montagnes
attendent beaucoup
fourrés camouflés
dans un buisson
de rêves
paient peut-être
leur dieu à eux
aussi ridé
que l’éléphant
poussent
font meute
avec nous
les coqs mégalomanes
vivons quoi
troupeau claudiquant
de basse-cour
bariolée
le monde est une ferme
chaînes
étables et cages
bientôt brisées sous nos ruades

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