Je rembourse tout demain

Dernière station de métro, dernière heure du jour. On lie le tout avec une dernière canette, comme une mayonnaise de nuit. On a dans les jambes des pas en rab’ alors on les donne au chemin du canal. Sacrée bande de lapereaux.
Dernières braises dans mes poumons, stp juste une taffe avant l’arène du son. Il y a quelques billets au fond de nos porte-feuilles, on les crame dans des croquettes pour animaux nocturnes. Pas tout à fait sauvages mais quand même, faut nous voir tasser le lino, les pattes courbaturées de beats. Nos corps se contaminent et se redisent jtm.
Il fait si sale dans la boîte noire. On se détermine à gambader encore sur le dance-floor collant, pas très tranquille avec l’idée de la der’ des der’. Puis on nous rejette dans la jungle du monde, dehors, parce que l’horloge est trop lâche pour nous dire qu’elle a avancé de quelques crans. On était si bien dans cette tanière d’adultes.
Dans la ville, on s’enflamme des premières étincelles du jour. D’la dynamite dans les entrailles. On colle nos museaux sur le soleil. On emprunte encore un peu de temps. Je veux juste être sûr d’être vivant.

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