Traversée

 Depuis des jours
 je marche
 dans le désert
 un à un
 j’égraine
 et mâche
 les sables solitaires et secs
 qui s’amoncellent
 autour de moi
 fluides
 les grains 
 s’ébrouent
 s’écoulent
 un à un
 dans le sablier
 hydre d’ennui
 bientôt
 la clepsydre
 de ma patience
 de clebs ivre
 sera vide
 et il sera temps
 
 de la culbuter 

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