Né à Brest, enraciné à l’ouest du pays Glazig, au fond de la baie de Douarnenez, Lukaz Nedeleg s’est fait chatouiller les oreilles très tôt. À coup sûr, celui-là avait de l’eau de mer dans son biberon. Plus tard, il s’est formé à l’art de raconter dans le sud de la France avec les conteuses et conteurs professionnels Tania Bock, Pascal Quéré, Oliviero Vendraminetto, Colette Migné, Alain Bel et le musicien Rolland Martinez (formation longue Le Dahu Téméraire, Toulouse).

Son histoire d’amour avec les mots l’a amené à publier son premier recueil de poésie, Dans les yeux des garçons, chez Papier Gâchette, illustré par Nina Imbs. Lukaz est aussi titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation (Université Toulouse Jean Jaurès, juillet 2018). Il est actuellement chargé de l’enseignement “Culture des contes” à l’Université Catholique de l’Ouest à Brest.

Tout au long de ses élucubrations, il n’a cessé de travailler sa parole : en 2018, il gagne une bogue au concours de contes 2018 de la Bogue d’Or (Redon). Il joue désormais sur les scènes de Bretagne et d’ailleurs en mettant à profit la percussion des ses deux idiomes, le français et le breton. Son premier spectacle, L’Albatros, mené avec l’accordéoniste Youen Bodros au sein de la compagnie La Obra, conte les aventures de Jean-Marie Le Bris, marin devenu pionnier de l’aviation. Il sévit aussi avec la racontée La Tourbe, des contes noirs associés à la musique de table de Léo Fuster. Bientôt, il sera sur scène avec les Korriged Is et leur spectacle en création, Stagañ, proposant une vision contemporaine de la danse bretonne.

Son répertoire est constitué de contes fantastiques et philosophiques, tirés des collectes de Basse-Bretagne et d’Amérique du Nord. Son style de racontage réside dans la particularité de sa voix, grave et enveloppante, dans la diversité de son jeu de comédien et dans le rythme de sa parole, grandement influencé par l’art de la poésie et du slam.


La compagnie Strollad La Obra est membre du mouvement Peuple & Culture et de la fédération des troupes de théâtre bretonnantes C’hoariva.

Photos – Karine Baudot, Éric Legret